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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 08:50

Témoignage de Thierry Bonnamour, en garde à vue, les 28-29-30 mai 2014

 

Paysan en Savoie  

Sortir un fait de son contexte peut lui faire dire tout et son contraire. Une des fonctions de la justice est de restituer le contexte pour juger des mobiles des faits.


Nous mettre en cause pour vol aggravé ou recel de vol, c'est comme si une personne, placée au pied d'une falaise, dit voir un mur alors qu'il s'agit d'une chaîne de montagne. Il est évident que les actions syndicales du mercredi 28 mai 2014 dépassent de loin la relation entre Mr Michel Ramery  et nous-mêmes. En fait, l'acte syndical posé le mercredi 28 est un acte politique, un acte d'interpellation des citoyens.


En effet, aujourd'hui, nous sommes à un tournant de notre histoire nationale. La France est de part le monde entier le pays de l'excellence gastronomique. La France, dont la cuisine est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, doit se prononcer sur l'avenir d'un pilier de son son identité culturel. Chaque année, le salon international de l'agriculture de Paris en est la vitrine mondiale. Tout le savoir-faire paysan de chaque petit coin de France y est exposé, l'ingouvernable aux 300 fromages. Si le choix de la France est d'industrialiser et de standardiser son agriculture, ce salon deviendra un musée, des pans entier de notre économie en pâtiront.  Notamment le tourisme, l'hôtellerie, la restauration, les campings souffriront des paysages monotones, et l'attrait de leurs produits typiques disparaîtra petit à petit.


Avec la puissance et la rapidité des machines actuelles, il se peut que dans 10 ans, avec la papy boom et le changement de génération d'agriculteurs, les Français ne reconnaissent plus leur pays avec des usines à vaches à la place des fermes


Aujourd'hui, les actifs agricoles représentent 3% de la population. Par rapport à il y a 50-60 ans, c'est l'hécatombe! Avec des usines à 1000 vaches ou plus, ce sera leur anéantissement!  est ce projet des français de vider les campagne de leur population? Est-ce que les Français souhaitent s'amasser dans les grosses villes? Est-ce que c'est ça le projet de société de demain : des villes surpeuplées et des campagnes désertes?


Nous, la cinquantaine de personnes présentes sur le site de l'usine à mille vaches, sommes des lanceurs d'alerte et non des voleurs! Par nos actes, nous interpellons tous les citoyens, afin qu'ils sachent ce qui se prépare. Nous interpellons le gouvernement pour le mettre en face de ces contradictions, des usines ou l'agro-écologie, les deux à la fois, c'est impossible.


Si certains dirigeants haranguent que leur mode de vie n'est pas négociable, nous, les lanceurs d'alerte, engageons tout notre corps pour crier que l'art de vivre à la françaiseest grandement mis en danger par le rouleau compresseur de l'agro-business.


La France, premier territoire agricole européen, est le terrain de tous les enjeux. C'est à nous, les Français, qui avons été souvent les pionniers des luttes sociales, des libertés publiques et individuelles, de montrer à l'Europe que, tout en gardant l'esprit de l'innovation, nous pouvons mettre en place des fermes à taille humaines.

Des fermes où travailleront des paysans qui auront la liberté d'organiser leurs journées à leur guise et non pas des salariés soumis aux ordres d'un patron.

Des fermes diversifiées, bien réparties sur tout le territoire rural, des fermes qui répondent aux défis écologiques d'aujourd'hui et de demain, des fermes qui dégagent des revenus pour leurs travailleurs.

L'emploi paysan peut (pourra?)être l'emploi de demain, sauf avec des usines à vaches!


Alors, je vous demande pourquoi 1000 vaches?

Ça n'a pas de sens, pourquoi pas 10 000 vaches?


Nous, les lanceurs d'alerte, demandons la relaxe, demandons un débat parlementaire sur les fermes-usines, demandons le respect des règles d'urbanisme, demandons une justice qui traite les faibles et les puissants de la même manière, demandons un arrêt immédiat des travaux jusqu'à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui sent le gaz...

 


Paysan, Paysanne, Ouvrier, Ouvrière, Madame Monsieur,
de partout, luttez, combattez, résistez, notre art de vivre ne se monnaye  pas!!!!

Par alternsavoie - Publié dans : Savoie
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 08:40

Chambéry : Plus de 200 manifestants dans les rues pour dire non au Lyon Turin !

Lundi 9 juin à Chambéry s’est tenue une marche  contre les Grands Projets Inutiles et Imposés faisant la jonction avec le passage de la caravane pour le rassemblement à Notre Dame des Landes de juillet prochain. En Savoie c’est le Lyon Turin contre lequel citoyens et organisations se sont rassemblées pour dénoncer un projet néfaste, couteux et dangereux.

A l’appel des organisations (1) rassemblées dans un collectif contre les GPII c’est plus de 200 personnes qui ont parcouru la ville  dans une ambiance festive et colorée (à pied, à vélos, à cheval et tracteurs) mais déterminée pour dénoncer les différents impacts du Lyon Turin dans nos vies.

La marche est partie des jardins de la Cassine ou les promoteurs du LT projettent un centre d’affaire en lieu et place des jardins multi-centenaires actuellement en résistance et cultivés par de nombreux habitants. Dans ce quartier sacrifié pour le LT, déjà plusieurs habitations ont été démolies pour recevoir un silo à voitures, de nouvelles voiries. La plupart des entreprises ont cessé leurs activités.

La marche s’est ensuite rendue devant le commissariat de police pour dénoncer l’action de la police contre les militants qui défendent l’idée qu’un autre monde est nécessaire et la "judiciarisation de tous les mouvements citoyens et de leurs acteurs" La marche  soutien Thierry  Bonnamour de la Confédération Paysanne de Savoie placé en garde à vue pendant 48h lors de l’occupation de la ferme des mille vaches et Daniel Ibanez convoqué en correctionnelle. Elle soutient tous les militants Notav italiens emprisonnes et condamnés à de lourdes amendes.

La marche, parvenue devant le siège de Lyon Turin Ferroviaire, filiale de Réseau Ferré de France (RFF) et de Rete Ferroviaria Italiana (RFI), qui est  le maître d’ouvrage de la section transfrontalière de la nouvelle liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, a dénoncé le fonctionnement de cette société et de son président Hubert Duménil, ex président de RFF ou les conflits d’intérêts sont monnaie courante.

Lyon Turin Ferroviaire, a signé, le 14 mai 2014, le marché portant sur la réalisation d’une galerie de reconnaissance, d’environ 9 kilomètres, qui sera excavée en direction de l’Italie, dans l’axe et au diamètre du futur tube sud du tunnel transfrontalier. Il a été signé avec le groupement Spie Batignolles TPCI, Sotrabas, Eiffage TP, Ghella SpA, CMC di Ravenna et Cogeis SpA. Spie Batignolles est le mandataire du groupement. A noter la proximité géographique entre LTF et le BTP av de la Boisse !

Un arrêt s’imposait devant le siège d’EDF pour dire non à la politique énergétique de cette société avec ses 58 sites nucléaires tous potentiellement sources de catastrophe nucléaire. Avec la centrale du Bugey, seconde plus vielle centrale en activité, et de la future Installation de Conditionnement et d'Entreposage de Déchets Activés (ICEDA) notre ville et la région lyonnaise sont particulièrement menacées.

Enfin le point d’arrivée de marche : une terre agricole et naturelle condamnée par le passage du Lyon Turin. L’agriculteur bio et fournisseur d’une AMAP locale nous a montré l’impact sur son exploitation qui ne représente qu’une infime partie des 1500Ha de terre agricole et naturelle qui seront détruites si le LT se réalise. 

Avec les organisations, les Alternatifs présents dans ce rassemblement, refusent ce modèle de société imposé. Ils militent pour, un aménagement du territoire respectueux  des terres agricoles et naturelles sous le contrôle de ceux qui y vivent, avec la réduction massive  des transports, la relocalisation des activités socialement utiles, la fin du dumping social mondialisé.

la Confédération Paysanne, l’Association Régionale contre le Lyon-Turin, les marcheurs pour Notre Dame des Landes, les NO  TAV, Vivre en Maurienne, Sortir du Nucléaire, Sos Lac d’Aiguebelette, Jardinons la Ville 73, ATTAC, le CCUIC, Solidaires, l’UL CGT, le NPA, la FA, le PCOF, EELV, PG, Les Alternatifs et environ deux-cents citoyenNEs.

Lien vidéo TV citoyenne : http://www.dailymotion.com/video/x1yyroc_la-marche-nationale-contre-les-grands-projets-inutiles-passe-a-chambery_news

 

Régis Moulard

Par alternsavoie - Publié dans : Savoie
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Mercredi 14 mai 2014 3 14 /05 /Mai /2014 20:26

DE LA PROTESTATION A L'ALTERNATIVE

Le rapport sur l'évolution du climat présenté par le GIEC le 13 avril  illustre la faillite complète de la lutte contre le changement climatique à l'échelle mondiale au cours de la décennie 2000. 

La hausse des émissions de CO2 liées à l’usage des énergies fossiles est passée de 2,5 % durant la décennie 1990 à 6,8 % durant la décennie 2000. Ce phénomène est en partie lié au recours massif au  charbon, notamment en Chine, mais renvoie plus globalement à la mutation du système capitaliste.

La tentation perdure, au nom du "développement économique" de nier ou de relativiser les conséquences des émissions massives de gaz a effet de serre, les risques du nucléaire, l'artificialisation ou la stérilisation des sols, le gaspillage des ressources naturelles, la régression de la biodiversité.

Le GIEC indique pourtant de longue date que les phénomènes liés au changement climatique déstabiliseront  les systèmes agricoles, principalement au détriment des peuples les plus pauvres.

L'absence, en règle générale, de luttes collectives autour du changement climatique ne doit pas conduire à  en relativiser l'importance. Enjeu écologique en ce qu'il constitue une menace pour les conditions de vie de l'Humanité, enjeu social en ce qu'il menace d'abord les pauvres de la Planète.

Les tenants du capitalisme vert tentent de faire croire que l'efficacité énergétique peut compenser l'augmentation rapide du volume de la production : il n'en sera rien.

 

C'est une vision alternative qui s'impose, réduction forte des flux de matières et relocalisation des activités, suppression des productions inutiles ou nuisibles, reconversion de l'économie avec l'intervention des salariéEs, usagerEs, consommateurs/trices,  réduction de la surconsommation compensée par l'extension des sphères de gratuité pour les biens et services essentiels (santé, éducation,...), réduction forte du temps de travail, agriculture paysanne...

 

 

Cette alternative au capitalisme et au productivisme se heurtera à la résistance acharnée des oligarchies économiques et politiques en ce qu'elle remet à la fois en cause l'exploitation et la marchandisation. Elle passe par une bataille idéologique de longue haleine pour que la qualité de vie soit perçue comme l'enjeu décisif plutôt que l'expansion ininterrompue du champ de la consommation.

Par alternsavoie - Publié dans : National
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Dimanche 16 mars 2014 7 16 /03 /Mars /2014 18:20

 

Plusieurs régions, notamment la région parisienne, souffrent depuis plusieurs jours d'un pic de pollution. Notamment d'une pollution aux particules, car l'air contient une quantité trop importante de PM10, particules au diamètre inférieur à 10 microns.
Le gouvernement a annoncé l'instauration dans l'agglomération parisienne de la circulation alternée. Une première tentative dans ce sens avait eu lieu, avec un succès limité, il y a près de 20 ans.
Il est à craindre qu'il s'agisse plus, une fois encore, de changer le pansement que de penser le changement.
Car il est nécessaire de réduire radicalement et dans la durée les risques environnementaux et sanitaires du productivisme, notamment pour ce qui concerne les flux de transport, la politique agricole ou la politique énergétique.

Une politique alternative passe par des priorités claires : 
-  investir massivement dans la recherche sur les énergies renouvelables en commençant par réaffecter les crédits consacrés au nucléaire et à ITER
- réorienter la politique de transports en favorisant les modes peu ou non polluants, et en allant vers la gratuité des transports publics
- économiser l’énergie dans les domaines du logement et des transports notamment, en mettant un terme aux gaspillages
- développer une agriculture paysanne, atout pour l'équilibre des territoires, assurant une production agricole éthique et de qualité
- inventer, notamment en milieu urbain dense, des politiques d'aménagement visant à réduire l'intensité des flux de transport
Dans tous ces domaines, existent d'importants gisements d'emplois. Les reconversions indispensables d'activités  nécessiteront le respect des droits et la participation active des salarié.e.s

Un « capitalisme vert n’est pas en mesure de répondre à des enjeux énergétiques et écologiques cruciaux.
Mais une vraie gauche, entre autres le Front de Gauche,  ne peut attendre que les catastrophes sanitaires s'amplifient. Elle se doit d'apporter des réponses globales à la crise écologique, des réponses conjuguant justice sociale, rupture avec un modèle productiviste mortifère, démocratie active.

 

Par alternsavoie - Publié dans : National
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Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 11:50

 

 

 

 

 

 

Si il a renoncé a exiger le démantèlement pur et simple du système d'indemnisation des intermittent.e.s,

le MEDEF entend bien réduire leurs droits, comme ceux de tous et toutes les chômeurs

 

Les droits spécifiques des intermittent.e.s ne s'apparentent pas à une subvention à la culture, mais constituent un régime de protection sociale reposant sur  la solidarité interprofessionnelle pour des salarié-e-s qui cotisent et connaissent une forte précarité.

Pour les Alternatifs, ce système n'est pas un "archaïsme", mais préfigure ce que devrait être une solidarité collective assurant la sécurisation des parcours professionnels. L'enjeu est essentiel, dans une situation où de très nombreux.ses salarié.e.s en sont réduits à négocier, le dos au mur, des indemnités de licenciement
La lutte des intermittent-e-s constitue un enjeu global contre la précarisation et le chômage au même titre que la réduction du temps de travail. Elle pose aussi la question de la place de la culture, menacée, comme bien d'autres dimensions de nos vies, par la marchandisation généralisée et les politiques de régression sociale et d'austérité. Cette volonté de tout marchandiser s'accompagne d'un discours politique et médiatique visant à consolider l’idée qu’aucune autre vision de la société n’est possible, que ce sont les entreprises qui doivent être aidées, et pas les précaires qui seraient  des "profiteur/ses".
 Le 27 février, une première et forte mobilisation nationale a contraint le  MEDEF  à revoir son discours.  Mais d'autres seront nécessaires pour le faire réellement reculer, toujours dans l’unité des professionnels du spectacle, mais aussi par le rassemblement le plus large avec tous les salarié-e-s, les précaires et les privé-e-s d’emploi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par alternsavoie - Publié dans : National
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