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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 19:54

805 2013

Les Alternatifs participent le 11 mai à la chaîne humaine contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes.
En solidarité avec la résistance des paysans, contre le sacrifice de 2.000 ha de terres agricoles pour le projet Ayrault/Vinci, en solidarité avec celles et ceux qui, sur place,  expérimentent des alternatives non violentes, en lien avec toutes celles et tous ceux, qui dans la lutte contre ce projet, portent l'espoir d'une alternative sociale et écologique.

Ci-dessous, communiqué commun de plusieurs organisations

participant au Front de Gauche.


Le 11 mai, Notre Dame des Landes construit sa chaîne de solidarité !

L'année 2013 marque une nouvelle étape dans notre combat contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes : les liens tissés entre les paysans, les élus, les 200 comités de soutien et les militants de la ZAD donnent la voie pour un abandon de ce projet.

Après les rapports accablants de la "commission du dialogue", du "collège d'experts scientifiques" et de la "mission d'expertise de l'impact sur l'agriculture", les promoteurs du projet sont encerclés par des contraintes de tous ordres, écologiques, politiques, économiques et même juridiques.
Symbole d'un système qui sacrifie les terres vivrières, l'emploi agricole et la préservation de la biodiversité, le projet d'aéroport et le développement du transport aérien sont aussi contraires aux objectifs de réductions d'émissions de gaz à effet de serre.

Nous appelons donc à poursuivre la résistance, contre l'aéroport, contre le bétonnage des terres agricoles, contre la toute puissance de la multinationale Vinci, contre l'entêtement d' élus PS et UMP, et du gouvernement Ayrault à réaliser ce Grand Projet autant Inutile que dispendieux.

Pour renforcer cette lutte, les organisations politiques signataires, membres du Front de Gauche, appellent à construire nombreuses et nombreux la chaîne humaine autour de Notre Dame des Landes le samedi 11 mai.
Les sympathisant.e.s et militant.e.s du Front de Gauche opposants au projet d'aéroport ont rendez-vous sur la partie Est de la chaine, route de NDL vers Grandchamps au niveau de la Chanais

Nous ne lâcherons rien, ni à Notre Dame des Landes, ni ailleurs !

Les Alternatifs, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologiste, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, Parti de Gauche, Parti Communiste des Ouvriers de France, Fédération PCF du Morbihan, Fédération PCF de Vendée,...

Par alternsavoie - Publié dans : National
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Samedi 6 avril 2013 6 06 /04 /Avr /2013 18:07

 

Pour des listes unitaires vraiment à gauche dans l’agglomération chambérienne !

Dans l’ensemble de l’Europe, la classe ouvrière fait face à une offensive majeure des classes dominantes. Organisées par la finance internationale et ses relais du FMI et de l’UE, les attaques de la bourgeoisie sont conduites en France par Hollande, dont la politique s’inscrit pour l’essentiel dans la continuité de celle de Sarkozy. C’est pourquoi, il nous faut aujourd’hui rassembler notre classe et ses organisations pour construire face à ce gouvernement une résistance à la hauteur des attaques qui déferlent. Dans cette perspective, nous répondons positivement à l’initiative des organisations du Front de Gauche 73 qui nous ont proposé de mettre en place, pour les prochaines municipales, des listes contre les politiques d’austérité menées au plan national par le PS et relayées localement par Besson et Laclais.

Nous proposons de conduire cette démarche à l’échelle de l’agglomération chambérienne, en mettant en place dans ses différentes communes des listes de la gauche de transformation sociale et écologique, se réclamant d’une stratégie et d’un programme communs. Ouvertes à toutes les organisations et à tous/toutes les citoyenNEs désireux/ses de travailler à un front antiaustérité, ces listes participeraient de la résistance aux politiques des classes dirigeantes de l’UE. Elles s’attacheraient à tracer le chemin d’une alternative politique, en utilisant les expériences et les luttes récentes pour proposer une voie innovante d’émancipation sociale, démocratique et écologique.

Pour cela, nous proposons de travailler sur les piliers programmatiques suivants :

1) Contre la dictature de la finance, nous poserons la question de la légitimité de la dette. Dans une agglomération particulièrement touchée par le scandale des emprunts toxiques, notre démarche relayera celle des collectifs CAC : un audit citoyen sur la dette et le refus de payer la dette illégitime.

2) En relayant les luttes pour la défense des services publics, nous nous prononçons contre les subventions aux écoles privées et pour la fin des délégations de services publics municipaux aux grands groupes du privé (Suez pour l’usine de chaleur, Veolia pour les bus, Vinci pour les parkings, Compass pour les cantines etc.) et leur reprise sous contrôle des travailleurs et de la population.

3) Nous nous prononçons pour la gratuité des transports en commun, mais aussi en faveur du développement le plus généralisé possible de la gratuité dans les services publics municipaux.

4) Nous soutenons les luttes contre les grands projets inutiles. Dans ce cadre, il faut discuter la question du Lyon-Turin, projet symbole du productivisme et du technocratisme que nous combattons.

5) Dans le contexte de crise que nous traversons, nos listes travailleront à la mise en place d’un bouclier social permettant de protéger les populations les plus impactées. Contre les politiques élitistes mises par exemple en oeuvre dans le domaine de la culture, nous nous prononçons pour une juste répartition de l’argent public.

6) Nous militons pour une démocratie locale autogestionnaire, avec mise en place de budgets participatifs permettant aux citoyenNEs de faire des vrais choix dans le cadre de comités de quartier démocratiques et indépendants des pouvoirs.

7) Dans le fonctionnement de l’institution municipale, nous défendons la création de conseils de service et d’atelier, dans lesquels les personnels seront appelés à se prononcer sur l’organisation du travail et à émettre des propositions budgétaires.

Dans chacune des villes de l’agglomération, nous proposons que ces listes se situent dans un même cadre stratégique :

1) Nous présentons dans toutes les communes de l’agglomération où ce sera possible des listes sous un intitulé commun, dans le but de constituer un groupe indépendant à l’agglomération.

2) Pour le second tour, notre priorité sera de battre l’extrême-droite, si jamais il existait un risque qu’elle puisse s’emparer d’une commune. Par ailleurs, si au terme de la campagne, il s’avérait que l’élection d’une liste de droite puisse entraîner localement des conséquences politiques par trop néfastes, nous pourrions proposer à une liste de gauche ou d’EELV une fusion technique.

3) Cette fusion technique répondra à 3 conditions : a) aucun accord politique et mise à notre disposition d’un encart dans la profession de foi de la liste fusionnée pour expliciter notre positionnement ; b) répartition des sièges, prime majoritaire comprise, entre les différentes listes à la proportionnelle, sur la base des résultats du premier tour ; c) pas de participation à l’exécutif.

4) Si les listes du PS ou d’EELV refusaient notre proposition de fusion technique, nous serions présents au second tour sous nos propres couleurs, sauf bien évidemment si notre maintien pouvait faire courir le risque que le FHaine puisse être en mesure d’emporter l’élection.

Par alternsavoie - Publié dans : Savoie
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Mardi 12 mars 2013 2 12 /03 /Mars /2013 09:36

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole, dont l’examen commence au Parlement et dont l’ambition affichée devait être une transformation en profondeur de l’Education nationale, ne bouleverse en réalité nullement le caractère élitiste et inégalitaire du système éducatif.

C'est un projet imposé par le haut, sans que les personnels et les usagers aient été consultés à la base, dans les établissements, les quartiers et les localités.

C'est un projet qui ignore la nécessité de redynamiser l'Education, en se gardant bien de donner aux personnels la possibilité d'un véritable travail en équipes avec un temps de concertation intégré à leur service et d'accorder des droits significatifs aux jeunes et un nouveau statut aux élèves.

C'est un projet qui ne touche aucunement à la hiérarchie, celle-là même qui a imposé les changements de programmes, le plus souvent réactionnaires, sous la droite. 

Quelques bonnes intentions visent certes à réparer les dégâts créés par la politique de Darcos-Chatel- Sarkozy –scolarisation des moins de 3 ans, maintien du collège unique. Des postes sont créés mais en nombre insuffisant pour récupérer les postes supprimés sous le quinquennat de Sarkozy, largement compenser les départs en retraite à venir et tenir compte de la démographie scolaire. Or c’est une condition sine qua non pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels de l’Education Nationale. Les enseignant-e-s retrouvent certes une formation initiale supprimée sous Sarkozy mais leur formation pédagogique leur permettant de se préparer véritablement au métier est réduite à une seule année.

Et ce projet de loi reste dans la continuité des politiques précédentes. Le « socle de connaissances, de compétences et de culture » et les livrets de compétence sont maintenus au Primaire et au collège et les inégalités demeureront entre :

· celles et ceux qui n’obtiendront que ce socle, soit « le minimum »,

· et celles et ceux « qui ont du talent » et obtiendront le bac +3 et plus.

La transformation nécessaire des programmes, des contenus et des pédagogies à  mettre en œuvre est repoussée, les lycées restent inchangés et le silence sur l’Education prioritaire, sur l’utilisation des personnels Rased, sur la formation continue des enseignant-e-s est plus qu’inquiétant.

Pire, de nouvelles régressions répondant à une ancienne revendication du patronat s’annoncent avec la signature de décrets qui confient la carte des formations professionnelles et l’orientation des jeunes aux régions.

Enfin, s’il est vrai que la journée scolaire est trop lourde pour les élèves, (les syndicats enseignants et les associations de parents d’élèves comme la FCPE le clament depuis des décennies) ce que propose la loi (45 minutes en moyenne en moins de cours) s’avère insuffisant pour la rééquilibrer intelligemment dans l’intérêt des élèves et de leurs maîtres. Les Personnels avec leurs syndicats, comme le montrent les grèves à Paris et sur l’ensemble du territoire le 12 février, rejettent cette réforme des rythmes scolaires  qui ne changera rien aux finalités de l’école, aux difficultés rencontrées par les élèves ni aux conditions de travail des maîtres. Ils s’inquiètent de l’embrouillamini qui naîtra de fait entre collectivités locales, associations sportives et culturelles d’une part et l’école publique d’autre part. Une telle conjoncture déséquilibrée ne peut qu’accentuer les inégalités entre élèves et entre territoires, avec, en particulier, la privatisation de certains enseignements.

Refonder l’école c’est lui donner d’autres bases et une autre orientation que celles de l’école publique version Vème République, ce n’est certainement pas réparer et réformer juste à la marge son fonctionnement et/ ou son contenu.

Le projet de loi Peillon ne remet en cause ni le pourquoi ni le comment de l’école et surtout pas l’ensemble de son système inégalitaire, compétitif et élitiste.

Il faut une autre refondation et cela passe par le retrait du projet de loi Peillon.

Par alternsavoie - Publié dans : National
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Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 17:53

Les Alternatifs   Communiqué 28 février 2013

Nouvelle victoire des Fralib : Unilever doit prendre ses responsabilités


Le Tribunal d'instance vient d'invalider le troisième PSE que le groupe Unilever a initié pour fermer l'usine de conditionnement de thés et d'infusions de Fralib de Gémenos (13) . Il s'agit d'une nouvelle victoire des salariés de cette entreprise.

En lutte depuis maintenant 884 jours (presque deux ans et demi), les salariés exigent d'Unilever le maintien de la production sur place. Pour cela, ils ont développé un projet de reprise en SCOP de l'entreprise qui intègre une dimension politique et écologique. L'objectif est, non seulement le maintien de la production, mais l'abandon de tout composant chimique grâce à la relance d'une filière locale de production d'arômes. De même, ce projet cherche à s'inscrire dans une démarche de commerce équitable tant du point de vue des fournisseurs que des réseaux de distribution.

Mais un tel projet ne peut prendre forme en un jour. C'est la raison pour laquelle les salarié-es exigent d'Unilever un plan de commandes sur plusieurs années ainsi que le transfert de la marque Elephant, marque marseillaise plus que centenaire, que le groupe ne compte plus exploiter. Jusqu'à présent, Unilever refuse toute négociation sur ces points. Maintenant qu'un troisième PSE vient d'être invalidé, Unilever doit prendre ses responsabilités et permettre aux salarié-es de maintenir la production.

Les Alternatifs saluent cette nouvelle victoire des Fralib et soutiennent toute initiative qui permettra aux salarié-es de reprendre en main leur destin.

Par alternsavoie - Publié dans : National
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 10:26

COMMUNIQUE 26 janvier 2013

 

Le projet de loi présenté mercredi dernier par V.Peillon au Conseil des Ministres  reste très sommaire. De nombreux points s’inscrivent déjà dans l’acte III de la décentralisation (attribution aux régions de la carte des  formations professionnelles, de l’orientation scolaire)   ou seront fixés  par décrets.

Sur le fond, ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des politiques précédentes

Le socle commun est maintenu dans le primaire et au collège et les inégalités demeureront entre  

·        celles et ceux qui n’obtiendront que ce socle, soit « le minimum », malgré les affirmations du ministre,

·         et  celles et ceux « qui ont du talent » et obtiendront le bac +3 et plus. 

 Le lycée Chatel reste donc inchangé.

Une refondation qui ne touche pas au fond.

La priorité pour le Primaire est affirmée avec pour certains cas l’application du « plus de maîtres que de classes », mais pour quel contenu réel ?

Mais pour un ministère qui affiche l’ambition de refonder l’Ecole, le silence sur l’Education prioritaire, sur l’utilisation des personnels Rased, sur la formation continue des enseignant-e-s est plus qu’inquiétant.

 

En n’accordant pas la priorité absolue à la lutte contre l’échec scolaire, ce projet de loi passe à coté de son objet même, « la refondation » de l’Ecole.

 

La question des rythmes scolaires hebdomadaires ne peut être dissociée ni de celle de la longueur de la journée des élèves ni des contenus à enseigner, ni des méthodes pédagogiques à utiliser et ne devrait en aucune façon conduire à un alourdissement de la charge de travail des enseignant-e-s.
 Quant aux finalités éducatives elles gagneraient sans doute à être prises en charge par l’ensemble de la société. Mais il est inacceptable de laisser aux collectivités locales le soin de boucher les trous des emplois du temps des élèves. Comment dans cette situation, ne pas d’un côté,  confondre dangereusement ce qui relève du scolaire et du « péri-scolaire » et   et d’un autre creuser drastiquement les inégalités territoriales ? Dans cette conjoncture déséquilibrée le pire est à craindre : à savoir la privatisation de certains enseignements.

La formation initiale

Si le gouvernement souhaite restaurer une  véritable formation initiale des enseignant-e-s anéantie de fait par la droite, pourquoi alors placer le concours de recrutement au milieu du master et ne laisser ainsi qu’une année à la formation pédagogique ?

Le recrutement

L’attribution des moyens en postes doit restituer les postes supprimés sous le quinquennat de Sarkozy, largement compenser les départs en retraite à venir et tenir compte de la démographie scolaire. C’est une condition sine qua non pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels de l’Education Nationale. De ce point de vue, en l’état, les propositions faites par le ministère de l’Education Nationale sont insuffisantes


 Les Alternatifs seront partie prenante des luttes, des initiatives et des débats permettant de faire émerger une véritable refondation de l’Ecole  en lien avec la transformation écologique et sociale de la société .

Ils y apporteront leur contribution : Pour une école unique de qualité, de 2 à 18 ans, émancipatrice et autogestionnaire, l’approfondissement des droits démocratiques des jeunes au sein de l’institution scolaire, la réorganisation du travail des élèves, des personnels et des enseignants, avec l’intégration de temps de concertation dans leur service actuel sans allongement de la durée de travail ou du temps de présence dans les établissements afin de permettre la constitution de véritables équipes pédagogiques et éducatives disposant de pouvoirs étendus dans les établissements scolaires en alternative aux hiérarchies pédagogiques et administratives qui ont été les vecteurs essentiels du récent remodelage néolibéral de l’école.

Par alternsavoie - Publié dans : National
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