DE LA PROTESTATION A L'ALTERNATIVE

Publié le par alternsavoie

DE LA PROTESTATION A L'ALTERNATIVE

Le rapport sur l'évolution du climat présenté par le GIEC le 13 avril  illustre la faillite complète de la lutte contre le changement climatique à l'échelle mondiale au cours de la décennie 2000. 

La hausse des émissions de CO2 liées à l’usage des énergies fossiles est passée de 2,5 % durant la décennie 1990 à 6,8 % durant la décennie 2000. Ce phénomène est en partie lié au recours massif au  charbon, notamment en Chine, mais renvoie plus globalement à la mutation du système capitaliste.

La tentation perdure, au nom du "développement économique" de nier ou de relativiser les conséquences des émissions massives de gaz a effet de serre, les risques du nucléaire, l'artificialisation ou la stérilisation des sols, le gaspillage des ressources naturelles, la régression de la biodiversité.

Le GIEC indique pourtant de longue date que les phénomènes liés au changement climatique déstabiliseront  les systèmes agricoles, principalement au détriment des peuples les plus pauvres.

L'absence, en règle générale, de luttes collectives autour du changement climatique ne doit pas conduire à  en relativiser l'importance. Enjeu écologique en ce qu'il constitue une menace pour les conditions de vie de l'Humanité, enjeu social en ce qu'il menace d'abord les pauvres de la Planète.

Les tenants du capitalisme vert tentent de faire croire que l'efficacité énergétique peut compenser l'augmentation rapide du volume de la production : il n'en sera rien.

 

C'est une vision alternative qui s'impose, réduction forte des flux de matières et relocalisation des activités, suppression des productions inutiles ou nuisibles, reconversion de l'économie avec l'intervention des salariéEs, usagerEs, consommateurs/trices,  réduction de la surconsommation compensée par l'extension des sphères de gratuité pour les biens et services essentiels (santé, éducation,...), réduction forte du temps de travail, agriculture paysanne...

 

 

Cette alternative au capitalisme et au productivisme se heurtera à la résistance acharnée des oligarchies économiques et politiques en ce qu'elle remet à la fois en cause l'exploitation et la marchandisation. Elle passe par une bataille idéologique de longue haleine pour que la qualité de vie soit perçue comme l'enjeu décisif plutôt que l'expansion ininterrompue du champ de la consommation.

Publié dans National

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