TRACT LYON TURIN FERROVIAIRE : UN PROJET CONTESTE PAR LES CITOYENS !

Publié le par alternsavoie

LYON TURIN FERROVIAIRE : UN PROJET CONTESTE PAR LES CITOYENS !

 

SOUTIEN A LA RESISTANCE POPULAIRE DU VAL DE SUSE !

 

Depuis de nombreuse années la mobilisation citoyenne contre le TAV s’est amplifiée du coté italien pour empêcher le démarrage du chantier de la première galerie de reconnaissance. Plus de 60 000 manifestant-e-s ! cet été pour empêcher le début des travaux. La police est alors intervenue avec sa brutalité habituelle pour détruire le camp de résistance et tenter de les déloger. Suite à l’interpellation de militants NO TAV, le 28 janvier à Turin une manifestation spontanée a réunit plus de 10 000 personnes. Depuis la manifestation du  25 février 2012 de Suse à Bussoleno qui a rassemblé 75000 personnes, l’ensemble de la population est mobilisée contre l’occupation militaire du val de Suse obligeant le gouvernement italien à se réunir d’urgence.

 

Démocratie ? : Les Alternatifs de Savoie soutiennent la résistance populaire dans le val de Suse parce qu’elle pose la question de la  démocratie dans l’aménagement du territoire dont les choix ont des conséquences sociales et écologiques parfois dramatiques. Coté français l’expertise indépendante de 1997 obtenue par les associations n’a pas été suivie. Pourquoi ? Quelle prise en compte de l’avis des populations dans les choix politiques ?

Passons de la délégation de pouvoir à la démocratie active, des luttes de résistance au contrôle populaire pour le LYON TURIN FERROVIAIRE comme pour toutes les affaires qui nous concernent. C’est pourquoi  nous participons au  collectif NO TAV Savoie. Parallèlement nous appelons les habitants à participer nombreux à l’enquête publique pour refuser ce projet coûteux, inutile et dangereux.

 

Alterdéveloppement : Les Alternatifs de Savoie sont favorables à un alterdéveloppement équitable et solidaire au Nord comme au Sud, avec des productions et services socialement utiles respectueux de  l’environnement et des ressources naturelles. C’est pourquoi ils sont pour une alternative au tout camion et à l’hégémonie de l’automobile et soutiennent le transfert de la route au rail pour le transport des marchandises et des personnes.

Pour empêcher les productions et les transports inutiles, réévaluons nos besoins réels. Favorisons la relocalisation des  productions et leur utilisation sur place, ce qui limitera les transports.

 

Projet pharaonique : Dans la configuration actuelle le Lyon Turin  est un projet pharaonique désastreux pour l’environnement et la vie dans des vallées déjà surchargées d’infrastructures :

-                      Il impose une ligne nouvelle lourde et concentrée plutôt que la diversification des voies de passages existantes ou à créer.  De plus les voies actuelles ne sont pas optimisées ;

-                      La technologie utilisée pour le fret ne permet pas l’efficacité nécessaire et le choix du TGV doit être comparé au système pendulaire.Celui-ci « appelé moncenisio » déjà utilisé il y a quelque années sur la ligne Lyon Turin en donnant satisfaction a été remplacé depuis par autocar TER !

-                      Il répond aux exigences de l’économie capitaliste, avec le juste à temps, les délocalisations des productions, provoquant le dumping social et la concurrence entre les peuples ;

-                      L’ensemble de la réalisation du Lyon Turin  produira 50 millions de m3 de déblais provenant des 150km de tunnels bi-tube, l’équivalent de 19 pyramides de Kheops qu’il faudra déplacer, traiter, stocker.

-                      Il impose aux communes de modifier leur PLU pour les espaces réservés au Lyon Turin (chantiers, dépôts, ouvrages à l’air libre et tunnels) affectant souvent des zones agricoles et naturelles ( humides, Natura 2000…)  a priori inaccessibles à un tel projet d’aménagement.

-                      Un coût qui double tous les 10 ans : de 11 Milliards d’€ avec le protocole de 2001 à 24 Milliards d’€ en 2011 (rapport CIPRA et protocole de octobre 2011) au niveau de l’APS !

 

Politiques néolibérales : Les politiques nationales et européennes qui pronent la concurrence libre et non faussée (voir le TCE), s’opposent à un juste traitement financier entre chaque mode de transport. Contre cela il faut :

-                      taxer le gazole des poids lourds ;

-                      contrôler et harmoniser vers le haut les lois sociales en Europe contre le dumping social ;

-                     Exercer une politique contraignante pour un réel transfert des marchandises de la route au rail.



LES ALTERNATIFS DE SAVOIE - 37 rue Lamartine 73000 Chambéry  73@alternatifs.org  - blog  alternsavoie

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